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Présentation de la Commission Environnement subaquatique
le 28 janvier 2010, par Jacques Dunier

 Éveil à la découverte de la faune et de la flore sous-marines

Comme le chante Renaud, « ce n’est pas l’homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’homme ». Elle le captive, le capture parfois et lui intime souvent de la visiter dans le respect.

Depuis la nuit des temps, la mer a toujours attiré l’homme. Son exploration a été essentiellement motivée par la quête de nourriture et la récupération des trésors et des biens des navires naufragés. Si dans les premiers temps ces immersions se sont réalisées en apnée, très rapidement des artifices techniques ont été successivement développés pour augmenter les temps de plongée, le confort ou pour assurer une meilleure sécurité : utilisation de tonneaux, de cloches, de sacs de cuir, d’équipements « pieds lourds », invention de scaphandres dits autonomes, puis, après la guerre 1939-1945, celle du détendeur « Cousteau-Gagnan » qui permit à des milliers de personnes d’avoir enfin accès au monde sous-marin dans le cadre de leurs loisirs.

 Évolution

Ainsi, depuis cette époque, nous sommes les témoins des nombreuses évolutions qui marquent notre activité.

Les réponses actuelles à la question « pourquoi plongez-vous ? », en ce qu’elles correspondent aux tendances et aux aspirations présentes, sont plus riches d’enseignement que celles formulées il y a trente ans.

L’évolution technologique du matériel utilisé par les plongeurs a notamment fortement contribué à démocratiser et à rendre plus populaire l’activité. Cette facilité d’adaptation au matériel, favorisée par les cursus d’apprentissage, a permis une adaptation aquatique rapide et efficace pour toute personne souhaitant mettre sa tête sous l’eau. Partiellement dégagé des contraintes d’adaptation, de flottabilité, de contrôle, le plongeur dispose ainsi de la liberté nécessaire à l’observation du milieu qui l’entoure.

Ce nouvel aspect est dynamisé par une prise de conscience dopée par les médias. Que de chemin parcouru entre la quantité d’informations disponibles il y a quelques décennies et celles qui le sont aujourd’hui ! Actuellement nombre de médias abordent des problèmes relatifs à l’environnement, à l’écologie, par le biais d’articles, de films, d’émissions télévisées, en vue de sensibiliser, d’informer, de dispenser un savoir. Cet étalage influence et motive, sans nul doute, une large part d’adeptes à orienter différemment leurs plongées.

 De la prise de conscience aux commissions

Nos moyens de communications sont nombreux et rapides. Qu’un événement écologique se produise, il ne se passera guère de temps avant que toute la planète n’en soit informée. Sans aborder l’aspect qualitatif de ces informations, disons simplement qu’elles engendrent des modifications dans la conscience des populations.

Ainsi, nous retrouvons aujourd’hui dans les clubs de plongée une population porteuse d’une sensibilité différente envers les milieux terrestres et maritimes dans lesquels elle évolue. Cette sensibilité l’amène à être plus réceptive aux messages faisant la promotion de plongées contemplatives.

Certaines structures commerciales ne manquent pas de rappeler aux plongeurs les éléments de comportement à adopter, voire à faire signer à leurs clients une charte de bonne conduite.

La prise de conscience identifiée contribue de toute évidence aux succès des commissions orientées « biologie » ou « environnement » subaquatique.

S’il reste beaucoup de travail à réaliser, le terrain est plus fertile aujourd’hui qu’hier.

 Naissance de la Commission Environnement Subaquatique

Issue de cette mouvance la commission Environnement Subaquatique a vu le jour au mois de juin 2002. Cette étape, importante dans le cadre de la promotion et de la reconnaissance, n’aurait pas pu avoir lieu sans le travail réalisé par des plongeurs de plusieurs clubs du Val de Marne. En effet, plus de deux années d’effort auront été nécessaires pour mettre en place les structures éducatives de base. Les cours théoriques et les stages pratiques en mer sont en place et permettent de répondre aux demandes des élèves intéressés par ces aspects qui s’intègrent parfaitement dans leurs activités de plongeur.

Conjointement à cette mise en place opérationnelle, les contacts avec les instances nationales ont permis de valider les cursus d’apprentissage et les diplômes proposés.

Outre le travail de base décrit ci-dessus, la commission, lors de sa dernière réunion, s’est fixée comme objectif de promouvoir davantage l’activité. Les contacts avec les clubs de plongée de l’Ile de France sont prometteurs et encourageants.

Si la formation se définie comme ludique et sans prétention scientifique, elle vise cependant à fournir, aux plongeurs qui le souhaitent, les éléments complémentaires indispensables qui permettront une meilleure protection de l’environnement sous-marin et terrestre dans lesquels ils évoluent. Globalement trois domaines qui se veulent complémentaires sont abordés ; Le premier traite du comportement que le plongeur doit avoir durant les différentes phases d’un séjour. Le deuxième tend à définir la notion d’écosystèmes subaquatiques et à présenter les plus fréquentés : l’Océan Atlantique, la Mer Méditerranée, la Mer Rouge. Le troisième, réservé à la « découverte de la faune et de la flore », consiste à donner aux élèves les clés ou les recettes qui les guideront vers la détermination des espèces rencontrées. Celles-ci, en substituant le plongeur « découvreur » à l’organisme qu’il « voit », se traduisent en une série de questions telles que : « Quelle est ma nourriture et où vais-je la trouver ? Quelle est mon habitation et où vais-je la trouver ? Qui « vit » avec moi ? (En relation avec les différentes associations : Symbiose, parasitisme, …) Quelles sont mes habitudes ? Etc. »

 Comment faire passer un plongeur de l’exploration à l’observation ?

Télécharger le Guide de sensibilisation à l’environnement subaquatique.

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Sensibilisation à l’Environnement Subaquatique

La définition, du Littré, des verbes observer, regarder et voir présente des éléments de réponse : si observer consiste à considérer avec application, regarder revient à attacher de l’importance à… et voir à regarder avec attention ou observer avec précision.

Ainsi, pour acquérir des connaissances, pour comprendre, pour juger, pour apprécier, voir s’avère nécessaire mais pas suffisant : s’il importe de voir, il faut aussi « faire voir » c’est à dire montrer.

Pour faire passer un plongeur de l’exploration à l’observation, il faut l’amener à vouloir considérer avec application ce que le monde sous-marin peut lui offrir. Cette situation relève d’une modification du comportement du plongeur. Pour qu’une telle modification puisse s’effectuer, il faut que le plongeur y trouve un intérêt pour lui-même et/ou pour son entourage. Intérêt duquel se dégagera la motivation nécessaire au succès de sa démarche.

Les artifices, ou moyens permettant d’éveiller cet intérêt, ont été évoqués précédemment. En première ligne l’éveil de la conscience humaine aux « choses de la vie », éveil fortement conditionné et relayé par l’ensemble des médias. S’y rallie l’ensemble des actions effectuées par l’encadrement qui prend de plus en plus conscience qu’il lui faut modifier son discours face à la nouvelle vague de plongeurs.

Cette modification de comportement porte inévitablement à attacher plus d’importance à ce que l’on regarde.

Comme ce qui est regardé ne représente qu’une infime partie d’un vaste ensemble, dès l’instant où la modification du comportement s’opère, le plongeur aura largement matière à stimuler sa motivation, à exercer son « regard ».

Si ses différentes « vues » lui permettent d’alimenter « en savoir » son propre réservoir, celui-ci doit néanmoins prendre conscience que voir amorce aussi un cheminement impliquant « partage avec autrui ».

N’est ce pas là le but que c’est fixé la commission « Environnement Subaquatique » en mettant en place la formation « Découverte de la faune et la flore subaquatique » ?

 Que faire et comment ?

Si vous même ou votre club souhaitez réaliser ou êtes déjà engagés dans une démarche qui correspond à celle poursuivie par la Commission Environnement Subaquatique, celle-ci se tient à votre disposition pour la mise en place initiale de la structure de formation.

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